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Jardin public "valmy" au quartier  de Boulanger
Souvent nous y allions balader le dimanche et le jeudi en famille.

 
1932, Conseil des Ministres de la République de Boulanger.
Le Président de la République Monsieur Macaigne est entouré des reines de beauté du quartier et de ses Ministres, dont les principaux portent le gibus (tel par exemple celui des transports du Cer.... et du garde champêtre de la commune (avec le cor de chasse) Immédiatement derrière le Président Renjer, le Président du C.O.B.
La participation des assiociations sportives aux réjouissances du quartier ou faubourg commençait a dépasser le cadre exclusivement sportif (sixtes, courses à pied, à bicyclette, boules etc..

Ils avaient beaucoup d'humour en cette période de l'entre deux guerres.
 
                                
                                                        Boulanger Story

Malgré le temps qui passe ( déjà plus de 47 ans) je pense toujours aux très bons moments que nous avons connus avant les événements et qui nous ont frappé de plein fouet.
Ma jeunesse, certes pas dorée, était sans soucis et possédait une joie de vivre à faire pâlir les enfants des nantis.
Nous étions heureux dans notre pays!!!
C’était notre Amérique à nous !!!
Aujourd’hui je me dis : heureusement que le l’état n’a pas mis en place un impôt sur les souvenirs, il se ferait les Glaouis (Testicules) en or massif avec nous les Pieds-Noirs !
Je pense souvent aux anciens du quartier, à M. Soccorro l’épicier, devant sa boutique avec son tablier bleu et avec son couvre-chef préféré, le béret.
Le chef d’orchestre qui animait le groupe, était M. Mouche avec sa casquette de l'EGA et sa tenue de couleur kaki qu'il continuait à mettre malgré son statut de retraité.
Je me souviens de l’accident du travail M. Mañuel Roman, il avait fait une chute grave de deux étages dans une cage d’escalier, il se déplaçait tout le temps à l’aide des béquilles.
Je me rappelle, de M. Antonio Martinez papa de Christian, il portait toujours des bretelles et une casquette.
Quand je joue à la pétanque, je ne peux pas m'empêcher de penser à M. Nieto un des meilleurs joueurs de boules du quartier.
Lorsque je regarde un match de football, Je pense à tonton Bernardin (Bernardino) Martinez, arbitre de football de la ligue d'Algérie et du C.O.B, ancien goal de ce club et d'une sélection d'une équipe de France militaire. Il nous mettait des coups de pieds au cul lorsqu'il nous voyait vagabonder loin de notre quartier.
Je pense aussi à tous les anciens qui m'ont vu naître.
Ils discutaient tous les jours de la pluie et du beau temps, assis sur le petit muret de l'épicerie à l'angle de la rue d'Auppeu et de la rue Mancipp.
Je pense aussi à mes instituteurs de l'école Magnan, M. Jean-Claude Sanchez M. Fabre, Mme Moulise, M. Antoine Segarra M. Lévy M. Marcel Obadia, à M. Féraud le directeur.
Je pense aussi, à tous mes copains d'école et du quartier, Francis Torregrossa, Christian Martinez, Serge Alarcon, Manou De Rivas, Alain Correa, les frères Paul et Alain Alvérola.
Bonnes nouvelles ! J'ai réussi grâce à la magie d'Internet à retrouver et correspondre avec les trois premiers cités. J'aimerai que les autres se manifestent avant qu'il ne soit trop tard!
Vers la fin des années 50 dans la cour où j’habitais, Gérard Lopez âgé de 5 ans, petit fils de la famille Roman venait tous les jours chez nous, maman qui connaissait la passion de ce petit garçon pour le tcha-tcha-tcha, mettait en marche un disque de Dario Moréno « Si tu vas à Rio » et voilà notre Gérard partir au quart de tour pour un marathon de deux heures. Maman adorait le regarder dansait, c’est vrai qu’il avait un jeu de jambe et un déhanchement digne d’un professionnel !!!
Il aimait aussi dansait sur les airs de Los Machucumbos « Pépito mi Corazon »
En arrivant en France en 1962 pour les raisons que nous savons, Gérard a cessé de danser, il n’a pas choisi la voie que tout le monde pensait, il a fait une très haute carrière au ministère de l’intérieur.
Boulanger c'était aussi un quartier animé, en période de Foire au Parc des Expositions, il y avait toujours la foule, à cette époque les exposants étaient plus généreux, ils offraient beaucoup de cadeaux aux visiteurs.
Il y avait aussi le Parc Municipal, les supporters des équipes prenaient d'assaut les bars aux alentours, les saucisses et merguez grillaient au grand plaisir des aficionados du ballon rond.
Je me rappelle encore des bonnes odeurs de toutes les cuisines, poivrons et sardines grillés, l'aros con pollo (riz au poulet), du couscous avec la forte odeur du mouton qui mettait de la saveur! Le poutchero, la bonne charcuterie hispano-oranaise, le potare.
Je me rappelle aussi des coups de canon en fin d'après-midi pour signaler la rupture du jeûne en période du ramdam, les petits copains musulmans partaient en courant chez eux, nous les suivions pour manger ensemble les bonnes sucreries, moucroutes et les z'labias.
Chaque année à l'arrivée du 24 juin, je pense aussi aux feux de la Saint-Jean (la fouguera), nous nous relayons avec les copains pour surveiller et garder le tas de bois, de troncs et de branches d'arbres, afin que les gars des autres quartiers ne viennent pas les brûler avant la fête. Le maitre d'œuvre était souvent mon cousin Bernard MARTINEZ qui habitait au 9 rue d'Auppeu. Le soir de la saint-Jean dès que le feu d émarrait, c'était la joie et tout le  Monde étaient de la fête, ils arrosaient ça au Margnat-village. A la fin de la fête et après s'être endormis, certains de nos
petits copains faisaient pipi au lit. Je ne connaissais pas la raison du pourquoi de cette réaction au contact du feu!
Les souvenirs agréables qui me reviennent souvent, sont ce de M. CORREA lorsqu'il nous accompagnait de temps en temps avec son fils Alain à l'école à bord de sa belle carriole attelée à un splendide cheval.
Je me rappelle aussi du patronage " Le Don-Bosco" au quartier d'Echmühl, où nous jouions au hand sur le terrain des Spartiates le mercredi, ho! pardon c'était le jeudi à cette époque le jour de repos pour les écoliers! Pour la petite histoire, l'équipe des Spartiates fut championne d'Algérie à la fin des années 50.
C'était aussi la route des vacances, on passait par l'avenue de la République pour aller prendre l'avion à l'aéroport de la Sénia et partir pour toutes les destinations.
Dans la cour de la maison où nous habitions, je me rappelle aussi des bonnes grillades de sardines, avec les voisins et les amis de papa.
Les souvenirs du mariage de ma sœur, Marie Emile (Marinette) !!!
C'était un samedi 28 juillet 1958, après la cérémonie civile et religieuse, un banquet ( boissons, petits pains garnis, gâteaux, fruits, fromages, pièces montées et champagne) attendait tous les invités.
Les voisins proches et les amis de la famille étaient aussi présent. Mon cousin Joseph Ruiz né à la rue Sidi-Snoussi à Saint-Antoine était garçon d’honneur, ainsi que Antoine Agulles(Kiki)
Mes sœurs Huguette et Christiane ma jumelle ainsi Hélène Alcala étaient filles d’honneur. Au total dix filles d’honneur et quatre garçons d’honneur.
Mes parents avaient même invité des militaires métropolitains qui passaient en patrouille dans le quartier, ils étaient ravis de notre accueil et de notre convivialité.
La fête a continué avec la musique tard dans la nuit. C’était le premier et dernier mariage dans la fratrie de sept enfants de nos parents en terre d’Algérie.

Marcel Ferreres






Gérard Lopez
notre
petit voisin
 
 
 
 
 
Bd des 40 métres, vue du champ de manoeuvre
A Boulanger nous étions aussi Musiciens, la Fanfare au repos
 
Deux musiciens de la fanfare du Don Bosco d'Eckmuhl,
à gauche Edouard  Salmeron et son ami Charly
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Une vue d'ensemble du Jardin Public, on l'appelait aussi le Jardin de Valmy
Une vue de l'intérieur du Jardin Public