Vue des Arènes d'Eckmuhl, dans cet endroit mythique se déroulait des corridas avec Luis Miguel Dominguin,Pedrera, Pepe Ordonnes etc.. Il y a eu des combats de catch avec entre-autre le Bourreau de Béthune, l’Ange Blanc, Gilbert Leduc et tant d’autres.
The Platters avec leur tube « Only you en 1958 ont fait un tabac malgré leur petit récital, ils ont interprété que 5 chansons
The Platters aus arènes
Place d'Eckmùhl
Paroisse du Sacré-cœur d'Eckmühl
Plan de Serge ELSARGO
Mes souvenirs du jeudi après-midi.
Eckmûhl, j'ai toujours eu de l'affection pour ce quartier, d'abord c'est dans l'église du Sacré-Cœur que ma soeur jumelle Christiane et moi avons été baptisés le 1er février 1948.
Mais avant cet évènement, Je vais ouvrir une parenthèse sur notre saga, mon arrière Grand-père Ramon Ferreres habitait en 1891 à la maison Poncelet mais je ne connais toujours pas à ce jour le nom de la rue, Sa fille Dolores Jeanne est née le 29 novembre de cette même année et elle décédait à peine âgée de 25 jours.
Ramon avant de s’installer à Eckmûhl, habitait Aîn-Témoûchent, il a du quitter cette commune pour fuir les épidémies qui sévissaient dans cette région.
En 1888 il a perdu une fille prénommée Manuela âgée à peine de un mois et quelques temps après , c’était au tour de sa belle-mère Manuela Samitier épouse Borau de mourir à l’âge de 68 ans.
Voilà pourquoi ma famille est devenue Oranaise, je referme la parenthèse.
Nous allions tous les jeudi après-midi jouer au Patronage "Don Bosco" le patronage se trouvait à l'angle de la rue du Colonel DRIANT et de l'avenue Henri POINCARE, pour nous y rendre, nous passions par la rue Mancipp, rue d’Auppeu, on traversait la rue Aristide Magnan pour rejoindre la rue Léonie, a la première à gauche se trouvait la rue livry au bout de cette rue, en tournant à gauche on rejoignait l'Avenue Albert premier après plusieurs minutes de marche, cette dernière nous menait à l' Avenue Jules FERRY et enfin à la première rue à gauche se trouvait celle du Colonel DRIANT qui aboutissait au patronage "le Don Bosco."
Toutes les années il y avait une très belle kermesse où nous pouvions jouer à toutes sortes de jeux et manger de bonnes pâtisseries ainsi que des bonbons à volonté, nous jouions souvent sur le terrain de Hand-Ball de la glorieuse équipe des Spartiates.
Marcel FERRERES
ECKMÜHL…
Un quartier d’Oran…L’un des plus attachants, l’un des plus beaux…
Eckmühl, avec son artère principale, la coquette avenue d’Oujda, avec de part et d’autre, ses jolis magasins, ses attirantes boutiques, et en son centre, son marché couvert grouillant, coloré qui donnait vie à tous les matins que Dieu fait.
De nombreux bars jalonnaient l’avenue, accueillants, chaleureux comme le bar Quiles qui, dès la fin du jour, en harmonie avec la charcuterie Martinez située un peu plus haut, savait taquiner les narines des passants avec l’odeur des délicieuses brochettes apprêtées par Philomène, senteur accompagnée par les chaudes effluves du boudin à l’oignon préparé par un charcutier hors pair…
Et le père Mas qui arrivait au bon moment, tout habillé de blanc avec, accroché à ses épaules, son petit étal garni à ras bord de cocas et autres petits sandwichs dorés qu’il vendait à la criée - comme des p’tits pains !..
Cette avenue était vivante et sentait bon du matin jusqu’au soir avec l’ineffable arôme du café grillé des usines Nizière, le parfum à l’anis de l’entrepôt Galiana, et situé pas très loin, la délicate effluence des madeleines fabriquées dans la petite usine de Mr Sportouche.
Entourant l’avenue d’Oujda, trois pôles festifs ont enchanté notre enfance et notre adolescence :
Enfants, c’était le cinéma Plaza avec l’impressionnante Madame Castelli, la patronne, trônant à l’entrée sur son fauteuil et qui le plus souvent nous faisait signe de la main pour que nous entrions sans payer.
C’est là que nous découvrions tous les jeudis la suite haletante d’une série américaine, une histoire de cow-boys, pleine d’inattendus rebondissements, intitulée « Le dernier des Fédérés », et dont le héros avait un cri de guerre à la Tarzan, cri destiné à rallier ses troupes et que je traduirai ici phonétiquement par « Ayhouuuu Siumbéééé »
Certains s’en souviendront peut être…En tous cas, pour nous, longtemps, ce fut aussi le signal du rassemblement de nos petites bandes rivales de quartier.
Adolescents, nous découvrîmes les nombreux spectacles que nous offraient les magnifiques arènes d’Eckmühl tant prisées par les Oranais...
Du catch à la tauromachie, en passant par des spectacles inoubliables comme la venue des Platters, nous avons passé dans l’enceinte de ce véritable monument des moments inoubliables..
Adolescents toujours, c’est la Place Noiseux qui nous invitait gratuitement tous les soirs de l’été dans d’interminables fêtes de quartier.
Bals avec orchestre de qualité et radio-crochets se succédaient durant toute la saison.
Et c’est là, que je fis un lien entre le Plaza et la place Noiseux : durant toute une semaine, j’ai plusieurs fois visionné le film Maria Bonita pour copier, dans le noir, les paroles de cette chanson qui, quelques jours après, me permit de remporter mon premier radio crochet...
Eckmühl c’était une qualité de vie inoubliable que nous n’avons jamais pu, bien sûr, retrouver de ce côté de la mer…
Jean Claude Sanchez