Didier PEREZ
Jean PEREZ
Ville d'Oran
Ville de Marseille
Quartier Saint-Lazare dans le 3 ème arrondissement de Marseille
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Les frères PEREZ
Mes Oncles, mes Héros par Michel PEREZ
En 1927, la France se remettait péniblement de la première guerre mondiale car il y avait des priorités, reconstruction des maisons et des édifices publics, il fallait donc beaucoup de main d’œuvre et nombreux Pieds-Noirs venaient travailler en Métropole, la vie était dure en Algérie et le chômage était au zénith.
A cette même époque Michel PEREZ et son épouse Isabel habitaient à Oran, rue Duvivier et au « Patio del Colegio » dans le quartier de la Marine, pas loin de l’église Saint-Louis (Ancienne Cathédrale d’Oran). Comme beaucoup d’Oranais, les parents d’Isabel étaient arrivés d’Espagne avec leurs 5 filles, Isabel, Incarnation, Soledad, Marie et Jeanne.
Apres avoir rencontré Michel, Isabel devint Madame PEREZ, de cette union naquirent 5 enfants, Didier, Constance, François (mon père) Marie et Jean.
ils décident de quitter cette belle ville pour se rendre à Marseille, arrivés dans la cité Phocéenne, ils s'installent au quartier Saint-Lazare avec leurs 4 enfants, François né en 1916, Didier, Marie et Jean qui est né le 21 octobre 1921.
Après quelques années de bonheur, leur vie va changer complètement,
dès la défaite de la France face aux nazis en 1940, Jean entre dans la résistance et mène un combat acharné face aux envahisseurs, le 29 juillet 1941 il est arrêté avec son frère Didier et sa sœur Marie.
Lors de leur procès au tribunal, Jean pour protéger son frère et sa sœur, déclare avec véhémence que lui seul était membre de la résistance armée et que sa famille n’avait rien avoir avec la lutte pour la liberté de la France! Les juges le condamnent à 2 ans de prison ferme.
Pendant sa détention, il continue son combat, il s’intéresse un peu plus à la politique grâce aux informations qui circulaient dans le milieu carcéral.
Suites aux conditions d’hygiène et aux mauvais traitements, il tombe gravement malade, le médecin des prisons prend la décision de lui accorder une grâce médicale, il rejoint son foyer, mais c'était mal connaitre Jean, il était un homme de convictions, il décide alors de s’enrôler dans la phalange des F.T.P.F et il rejoint le maquis dans le département du Var, il est très apprécié de ses supérieurs pour son courage et par sa façon de transmettre à ses camarades sa motivation pour aller au combat.
Le 15 juin 1944, Jean PEREZ est arrêté en compagnie de son ami Adam CENCIAL en gare de Moriez ( 04 ) Ils effectuaient un transport de munitions afin d’alimenter leurs amis de la Résistance qui se trouvaient dans le Vercors. Ils seront fusillés le même jour sur place par les Allemands et sans jugement.
Le corps de Jean PEREZ a été rapatrié en son domicile rue Jean-François MATTEI vers le 22 juin 1944 et ses obsèques furent célébrées le lendemain devant une foule immense, départ du cortège de la place Marceau non loin de son domicile, en passant par la fin du Bd de Strasbourg, Bd Camille Pelletan, Porte d’Aix, cours Belsunce, à cet endroit là, il y avait tellement de monde que la fin du cortège était encore devant la caserne des Pompiers du Bd de Strasbourg (point du départ)
Au moment de l’inhumation au cimetière Saint-Pierre, une salve de 40 coups de fusils a été tirée par un détachement militaire en l’honneur des frères PEREZ et de Adam CENCIAL.
En cette même période, le frère de Jean PEREZ, Didier a été arrêté par la gestapo et emmené au Palais du Pharo pour afin de lui faire subir un interrogatoire, à ce jour personne ne sait ce qui est advenu de lui, a-t’il était torturé à mort et enterré ou jeté à la mer, ou alors a-t-il été déporté dans un camp de concentration et tué comme la plupart des prisonniers dans des conditions horribles?
Le corps de Jean PEREZ repose désormais dans un carré au cimetière Militaire Américain de Luynes à côté d’Aix en Provence, une Stèle a été érigée près de la gare de Moriez (04) à l’endroit même où Jean PEREZ et Adam CENCIAL ont été lâchement assassinés un 15 juin 1944.
En reconnaissance, la ville de Marseille a donné le nom des frères PEREZ à une rue qui se trouve au quartier de Saint-Lazare dans le 3ème arrondissement.
La croix de Guerre leur a été décernée et remise a mon Grand-père Michel PEREZ sur la place Dalmas au son de l'hymne National joué par la fanfare du quartier de saint Gabriel dans le 14e arrondissement à Marseille.
Mon grand père Michel était paralysé suite à un accident du travail, Etant veuf suite au décés de son épouse Isabel, il vivait chez mes parents au 4éme étage du groupe Paul STRAUSS au quartier de Saint-Gabriel et en 1948 au cours de la cérémonie de la remise de la médaille « LA CROIX DE GUERRE » a été remise en l’honneur de ses enfants Morts pour la France. Du fond de ma mémoire d’enfant je me souviens que mon papa (François) avait descendu mon grand père sur son dos et après l’avoir assis sur une chaise devant le monument aux morts de la place Léonard Dalmas, pour qu’il puisse assister à l’hommage envers ses fils.
Il y avait la fanfare du quartier qui jouait la Marseillaise, beaucoup de portes drapeaux, des drapeaux tricolores qui flottaient pour ses enfants qui n’avaient peut-être pas encore obtenu la nationalité Française et pourtant ils étaient bien nés dans un département Français. Lors de la cérémonie, un soldat s’est présenté devant mon grand père tenant dans ses mains un coussin rouge sur lequel était posée la médaille, un représentant des autorités locales a prit LA CROIX DE GUERRE et l’a accroché sur la poitrine de mon pépé a ce moment là il s’est mis à pleurer et moi qui était à ses côtés, avec ma naïveté et ma spontanéité d’un enfant de 5 ans, je lui ai demandé, pourquoi tu pleures Pépé, il t’a piqué le Monsieur ?
Avec mon frère Antoine nous nous occupions à tour de rôle de Pépé, soit pour lui porter à manger et pour le servir, pour nous appeler papi tapait sur le mur avec sa canne qui était tout le temps à côté de lui. Nous étions prêts à nous battre pour garder notre tour afin de nous occuper de notre Pépé, c’était un honneur pour nous de le servir !
Dans notre famille tout le monde se plier en deux pour notre Grand-père. Michel, mon oncle François FORAY le mari de ma tante Marie, il était infirmier à l’Hôpital de la Conception et après son travail il venait à la maison en vélo pour soigner les escarres que Papi avait sur le dos.
Tonton François était un très bon père de famille, il a eu 3 enfants, Michelle, Jeannine et Guy mes chers cousins germains.
Michel PEREZ et Marcel FERRERES
HOMMAGE A NOS MARTYRS
Stèle A la mémoire de Jean PEREZ et de Adam CENCIAL
Pierrette PEREZ épouse VASSEUR avec ses enfants pour un instant de recueil en hommage à son oncle Jean.
Jean PEREZ avec sa fiancée peu de temps avant sa disparition
Marie PEREZ a eu plus de chance
que ses frères Jean et Didier
Michel , Antoine et Isabelle enfants de François PEREZ, pensent toujours au sacrifice de leurs oncles Jean et Didier
Famille PEREZ au complet, debout de gauche à droite Constance, Didier, pépé Michel,François, assis Mémé Isabel, Marie
et au 1er plan Jean
Pépé Michel PEREZ avant que tous les malheurs lui tombent dessus
Pépé Michel PEREZ avant que tous les malheurs lui tombent dessus
Pépé Michel PEREZ son fils Didier et Mémé Isabel
Michel (moi) à l'époque où je m'occupais de mon Pépé avec mon frère Antoine
Stèle A la mémoire de Jean PEREZ et de Adam CENCIAL
Pierrette PEREZ épouse VASSEUR avec ses enfants pour un instant de recueil en hommage à son oncle Jean.