
Histoire insolite
De mon frère Raymond dit Ramonico en 1963.
Après avoir travaillé toute la nuit à Metz chef lieu de la Moselle en Lorraine, mon frère Raymond à pris le bus des « Rapides de Lorraine » pour rendre visite à mes parents qui habitaient dans le petit village de Moyeuvre-Petite distant de 27 km.
Après une première escale à Moyeuvre-Grande, Raymond à pris la petite navette qui le laissait au pied de l’immeuble où nous habitions.
C’était un logement de fonction que notre employeur mettait à la disposition de ses employés en leur faisant payer un loyer raisonnable. Nous étions quatre membres de notre famille à y travailler, papa, mon beau-frère Joseph, mon frère Louisou et moi-même.
Revenons à l’arrivée de mon frère ainé Raymond, après sa nuit de labeur, il faisait un travail très pénible, après avoir déjeuné en compagnie de maman, de mes sœurs Huguette et Christiane, il éprouva une grande fatigue et maman le voyant dans cet état lui conseilla de s’allonger pour faire une petite sieste réparatrice dans la chambre où je dormais avec mon frère Louisou.
Une demi-heure après alors qu’il était dans la première phase de sommeil, il entendit la porte de cette chambre s’ouvrir, mettez vous bien à sa place, il vit un prêtre au pied du lit qui agitait dans tous les sens un crucifix d’une main et un goupillon pour bénir de l’autre, alors qu’il était toujours dans un demi sommeil, sa première réaction fut de toucher ses bras puis ses jambes car dans cet état il pensait avoir eu un accident ; en reprenant ses esprits et se trouvant seul dans cette chambre et rassuré sur son état, il se leva en allant voir maman pour lui demander si quelqu’un était entré dans la chambre, elle lui répondit que le curé du village était venu bénir toutes les pièces de notre maison comme c’en est la coutume pour les nouveaux arrivants dans les villages Lorrains et que cela portait bonheur aux occupants des lieux. Mon frère Raymond rassuré est retourné se coucher tranquillement.
Ces faits sont véridiques et c’était en janvier 1963.
Les parties de pêche à bord du "Saint-Michel"
ou de "la Barquita de la Marsa".
Racontées par Ramonico
En 1949 exactement, mon père et ses frères, Louis, Thomas et Jeannot avaient Acheté un petit bateau de pêche avec son emplacement à un Monsieur qui était une grande figure de Mers-el Kébir.
Cette embarcation « le Saint-Michel » de couleur bleue et blanc équipée d’une petite cabine à l’avant, possédant un moteur de marque « Bernard » était ancrée au port de la Marsa.
Nos sorties en bateau pour pêcher se faisaient souvent le samedi ou le dimanche et en fin d’après -midi avant la tombée de la nuit. Pour nous rendre à Mers-el-Kébir pour nos parties de pêches et autres, on prenait le car de la SOTAC à l’arrêt qui se trouvait à proximité du petit Vichy.
Le bus passait par la corniche, devant le rocher de la vieille, on pouvait apercevoir les petits cabanons de pêcheurs qui se trouvaient au pied des criques de Monté-Cristo 1 et 2, ces deux dernières se trouvaient en contre bas de la falaise de cette corniche Oranaise, puis on passait sous le tunnel et en sortant on accédait à la plage de Saint-André, sur cette route se trouvait une petite épicerie tenue par deux musulmans où l'on pouvait acheter des boissons fraiches et quelques victuailles.
A deux kilomètres de cet endroit où il faisait bon se baigner, se trouvait la commune de Mers-el-Kébir et c'est là que l'on descendait pour récupérer le "Saint-Michel".
Souvent M. Louis PERALTA venait accompagné de son fils François, M. PERALTA faisait toujours équipe avec papa comme chauffeur de bus aux T.O, il était aussi le parrain de mes frères Louis dit Louisou et Marcel dit Pepico.
M. Joseph Alcala ami de papa venait aussi de temps en temps avec nous, c'était secrétaire du COB Section Cyclisme, club qui était cher à mon père.
Ces sorties étaient mémorables, je me rappelle encore des grosses rigolades que l'on se tapait, tout le monde racontait des histoires, on mangeait toute la nuit et le café coulait à flot, l'heure de l'apéro était toujours respectée avec l'anisette et la kémia!
En continuant après la Marsa (Mers-el-Kébir) on pouvait se rendre aux plages d’Aïn el Turck, de Bous-Fer, des Andalouses et El-Ançor.
La plage de Saint-André
A Saint-André plage, habitait un copain de régiment dont le nom m’échappe, peut-être « Huguetti » nous étions ensemble à Maison Carré et Telergma. Nous nous sommes perdus de vue depuis 1956. J’ai eu l’occasion de rencontrer un de ses frères à Oran lors de ma période dans la territoriale en 1957.
J’ai fait mon service militaire avec quatre copains de la Marsa, avec lesquels je n’ai gardé que de bons souvenirs, et j’ai connu aussi la formidable équipe de foot de la Marsa des années 54 avec leur gardien BOTELLA dit « le Chat tigre » Il y avait aussi les frères AMITRANO dont l’un surnommé « le Torpilleur » tant son shoot dévastateur, il était très rusé et très bon buteur, il ne fallait surtout pas le laisser trainer dans les surfaces adverses !
L’équipe de la Marsa en 1954 était composée de Botella - Roméro-Henry - Rocamora - Amitrano-Vicidomini - Lopez - Roméo Jean - Ricardi - Bouchiba - Hamoud


Les Rapides de Lorraine