En collaboration avec Marcel, nous avons fait cette page sur mon beau quartier de Saint-Antoine où j'y relate mes souvenirs, je la dédie à mon Papa décédé en 1967  à l'âge de 58 ans, à ma Maman décédée en 1996 ainsi  qu'à mes trois frères décédés aussi, René à 63 ans, Claude à 49 ans,Yves à 43 ans. 
J'aurai l'impression qu'ils ne nous on pas quitté.

Lucette Valentin

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                            L’histoire de ma famille


Mon Grand-père  maternel  Miguel Botella est né en 1882 à Oran décédé en 1923 dans cette même ville  à l'âge de 41 ans, il avait un petit stand au Village Nègre où il vendait des légumes et des fruits. Quelques fois il  allait les acheter en Espagne. Ma grand-mère Antonia Ibanez est arrivée à Oran en 1879 à l'âge de 3 mois et elle est décédée en 1943 à Oran. Elle  était concierge à la rue Paul Doumer au Plateau Saint Michel.
Quelques années après  ils se sont installés à la  rue de Constantine au Village Nègre. J’ai  eu tous ces renseignements  grâce à ma cousine Isabelle Amoros que j'avais perdue de vue depuis 1959 et merci bon dieu,  j’ai eu la chance de la revoir en France il y a 8 ans.
Je n'ai pas eu pas eu la chance de connaitre mes Grands parents qui sont décédés avant ma naissance. Maman ne nous en parlait pas, c'est vrai que nous lui posions jamais  de questions à leur sujet, on le regrette maintenant. 
Maman est née à Oran en 1915, son prénom était Hélène mais toute le monde l'appelait Herminia, c'était  son 2éme prénom, son nom de jeune fille était Botella. Elle  est restée au foyer pour s’occuper de sa fratrie de 8 enfants, vous pouvez imaginer tout le travail que cela lui procurait au quotidien! Malheureusement elle est décédée en 1996.
Mon Papa 
Ernest Valentin est né dans les Vosges en 1909, engagé à 17 ans dans la Légion Etrangère, il a fait pas mal de campagnes en Afrique du Nord, il était Pupille de la Nation, il a connu maman à Oran et ils se sont mariés.
Papa aprés quelques années de carrière dans l'armée, a travaillé jusqu'en 1961 chez Citroën Société N.A des Automobiles au 22 boulevard des Chasseurs, cette artère commençait  à la rue Alsace-Lorraine et finissait au front de mer, pas loin du Monument aux Morts. Le numéro de téléphone de ce garage était le 319.21.
Je n'ai pas eu la chance de connaitre mes grands parents paternels, mon Grand- père Ernest Charles Valentin né le 12 juin 1883 à Nancy (Meurthe et Moselle) Il est Mort pour la France (Tué à l’ennemi) le 18 juin 1916  à Carrency  qui se trouve à 15 km d’Arras dans le Pas de Calais lors de la première guerre mondiale. Mes frères ont fait des recherches au cimetière Militaire d’Arras dans la Pas de Calais et ils ont pu retrouver  la tombe ornée d’une croix de notre Grand-père, il était Soldat 2éme classe au 31 éme Bataillon des Chasseurs à Pied recruté à Epinal dans les Vosges.
Son épouse, donc ma Grand-mère s'appelait Alice Colin , elle est née en 1887 et elle est décédée en 1959.
Aujourd’hui je remercie  Denisdar, Gary, Danmarlou et  René Mancho, c'est grâce à leur site que j'ai retrouvé mes amis de Saint Antoine et de Victor Hugo. Un très grand merci à Marcel Ferreres pour sa précieuse aide et pour ses encouragements afin que je puisse raconter tous ces souvenirs que je n'aurais jamais osé écrire, cela m’a complètement libérée d’un poids qui me nouait l’estomac, tous ces souvenirs que j’avais presque occultés de ma mémoire et qui sont revenus au galop lorsque que j’ai vu la rubrique de mon quartier de Saint-Antoine avec tous les témoignages sur le Site de Marcel !


 
Le Boulevard de Mascara berceau de ma famille
Mon Grand- père Ernest Charles Valentin est Mort pour la France le 18 juin 1916 à  Carrency près d’Arras lors de la première guerre mondiale. Il avait tout juste 33 ans et il a été tué 4 jours après son anniversaire!
 
Mon Grand- père maternel  Miguel Botella
MaGrand- mère maternelle
Antonia Ibanez
          Le plan du Boulevard de Mascara
Un grand Merci à mon frère Jean (dit jeannot) d'avoir fait ce schéma en utilisant cette photo et en énumérant les noms des commerces de cette partie du Boulevard
de Mascara au quartier de Saint-Antoine à Oran
                              Boulevard de Mascara

Dans notre cour se trouvait  le four de la boulangerie, dans ce commerce il y a eu plusieurs artisans boulangers qui se sont succédés, M. Amouyal,  M. Semperré et enfin le dernier en date  M. Garzola. Les  gens du quartier  passaient dans notre cour pour amener  les marmites de Taffina  (il fallait les laissé cuire une bonne partie de la nuit) on avait l'odeur du pain des brioches et au moment de pâques l'odeur des Monas. Mon frère Claude a travaillé dans cette boulangerie jusqu'en 1961. Nous cohabitions commerçants et locataires sans problèmes.
Il y avait un petit atelier qui appartenait à M. Benguigui  quincailler de son état. On pouvait voir l'arrière boutique de vêtements des frères Lévy, apercevoir aussi le coiffeur Pépé qui venait se laver les mains a la fontaine qui se trouvé en bas et servait a tout le monde. Cette fontaine à notre époque,  la concierge l'astiquait au miror.
Juste à  côté de la boulangerie Garzola se trouvait le grossiste en pastèques, le matin  ses employés déchargeaient le camion en déposant ces fruits  sur le trottoir,  je les revois encore ouvrir des pastèques pour les faire gouter aux clients. Entre la boulangerie et le marchand de pastèques, il y avait Cabote le marchand ambulant de bonbons qui venait tout les matins avec sa petite charrette et un auvent et restait toute la journée. En face et juste à l'entrée du village Nègre il y avait Mocktar qui tenait un magasin de tout en plastic l'enseigne (tout a 1F)
En face de lui, le café Maure où on entendait  la musique, à côté en prolongement du boulevard de Mascara se trouvait la boulangerie Delrey,  sur le trottoir en face  et un peu plus bas, on allait chercher le lait au détail et  les journaux chez M. Rossi.
Je me rappelle de Bienvenu Garcia dit Jeannot,c’est sa Grand-mère Rosario qui l’a élevé, elle était couturière. Je pense aussi  à Anny Abensour et à tous mes amis de Saint-Antoine que j'ai quittés en 1959 pour habiter à Victor Hugo où malheureusement nous avons passés 2 ans avec la peur au ventre toutes les nuits à cause des (you-you) qui venaient du petit lac!
J'ai retrouvé grâce au site Gisèle Amand, quelques amis de ce quartier, comme  René Covés. J'ai retrouvé aussi Sydney Serra  petite fille de Serra Juan pâtissier boulevard de Mascara et nièce de Raymond et Carmen Serra.
Revenons à Saint-Antoine, les propriétaires du bar de la liberté M. Antoine Sanchez et son épouse Sanchez Antoine étaient les grands parents de Monique Lillo qui habitait rue Sidi Snoussi, sa maison était mitoyenne avec le garage Ganay (dont parle Max Alzéra) les cousins Ornada avec jean-Claude et Robert qui  jouait au foot au CALO.
Dans la rue Saint Grégoire il y avait Melle Vicenté et sa nièce  qui avait une papeterie et qui vendait aussi des bonbons, Monique, Sydney et d’autres personnes se souviennent très bien de certaines anecdotes concernant la vitrine de ce commerce qui était à coté de la charcuterie Joyer. Ce dernier  avait un grand et épais  tablier bleu noué autour de la taille. Toujours a la rue Saint Grégoire, il y avait la sage femme Mme Shaffer et  qui ne s'en souvient pas de cette dame, elle a du s’occuper de la moitié des accouchements qui ont eu lieu à Saint Antoine.
Les filles de M. Cerdan qui  avait la boulangerie, lorsqu’ elles passaient sur le boulevard de Mascara avec leur petite jupe a carreaux en allant vers le campo (le champ) pour rentrer à leur maison,  elles étaient très chics et pas fières, Bienvenu Garçia avait toujours cette réflexion « c'était comme si Brigitte Bardot passait par là » pour nous qui étions gamins, c’était l’évidence même !


Place de la Liberté, merci à Monique Lillo pour cette photo
Maman,  Hélène dite Herminia
C'était son 2éme prénom
 
Papa,  Ernest  Valentin
1955, le jour des Rameaux en sortant de la Cathédrale avec mes frères au n°1 Ernest- n° 4 Claude - n° 5  René
n° 2 Lucette VALENTIN (moi) n° 10 Maman
En 1955 alors âgé de 13 ans, mon frère Claude a rapporté au commissariat les 9800O francs qui avait trouvé dans la rue. Cette somme était équivalente à 3 mois d' un salaire moyen.
En 1956  déguisées pour le Carnaval , photo prise sur la terrasse de notre maison
où nous étendions le linge.Je suis au n° 3 à côté des  soeurs Sanchez et de mes cousines
En 1956  toujours pour la Carnaval , on me reconnait à droite
Je suis avec ma Maman sur la coursive de notre immeuble
En revenant de la place d'armes vers le boulevard de Mascara avec maman et ma petite sœur.
N°1 ma sœur Christiane - n° 2 mon frère Yves - n° 3 mon frère Ernest et moi au n° 4 entre notre bâtiment et le camp militaire de Victor Hugo a coté il y avait les baraquements de l'école;  Cet endroit me rappelle de mauvais souvenirs, à Noël en1960 mon père et les voisins faisaient des rondes le soir pour surveiller les éventuelles attaques.
Cité de Victor Hugo Bat J . 5 au n° 1 mon frère Ernest - n° 4 mon frère Yves n° 5 moi Lucette - n° 6 ma Maman - n° 7 Michel -
n° 8 ma cousine Isabelle AMOROS épouse de Michel
Moi en 1957  pour la quinzaine commerciale, où toutes les écoles avaient participé au stade Montréal.
1957 Pour la quinzaine commerciale, où toutes les écoles avaient participé au stade Montréal.
 
Mes frères, de gauche à droite René et Claude
malheureusement disparus très tôt tous les deux
 
Dans les Vosges où nous avons atterris contraints et forcés en 1961, au n° 1 ma petite soeur Annie - mes frères n° 2 René
et au n° 4 Jeannot - n° 3 mon cousin Jules qui habitait la Marine -n° 5 Maman et n° 6 ma soeur Christiane
Notre Dame de Santa-Cruz de l'église de Saint-Eugéne,
priez pour nous et pour nos disparus.