Oran, ma ville
J’ai souvent rêvé d’écrire un livre sur ma ville natale, surtout aujourd’hui où des milliers de kilomètres nous séparent et, plus encore, lorsque la nostalgie des jours heureux me prends.
Ecrire un livre, quelle prétention ! Moi qui sais tout juste m’exprimer de façon compréhensible.
Je n’ai pas beaucoup fréquenté l’école, je la voyais plus de l’extérieur que de l’intérieur.
Avant tout, il m’a fallu apprendre à parler le français et ensuite j’ai appris ce que j’ai pu. En somme, je suis une autodidacte.
C’est à ORAN que je suis née, dans cette ville d’Afrique du Nord, cela fera bientôt soixante douze ans. Issue de parents pieds noirs, de souche espagnole, et la benjamine de six enfants, j’y ai vécu vingt six ans. Cela paraît beaucoup et, pourtant, c’est si peu.
Ma ville……, comment vous la décrire ? Imaginons que l’on accoste dans le port d’ORAN, d’abord on est aveuglé par un soleil éclatant. Puis petit à petit, on se fait à cette clarté, on ouvre les yeux tout doucement et l’on aperçoit une ville toute écrasée de bleu, le ciel et la mer se confondent dans un bleu uniforme et ma ville est là, devant nous, étalée au pied du massif montagneux du Murdjajdo, les Oranais l’appellent la montagne de Santa Cruz.
Ma ville a poussé un peu dans tous les sens, au gré de la fantaisie de chacun. Ses maisons, de style hispano arabe, nous font rêver au flamenco, leur balcon en fer forgé et leur patio nous invitent au farniente, au bavardage aussi.
Oran, c’est un peu la Tour de Babel, on y parle plusieurs langues : le français, l’espagnol, l’arabe, l’italien, et ce mélange a fait un patois pieds noirs que l’on appelle « le pataouète », ce qui, en définitive, fait qu’on ne sait parler aucune de ces langues correctement.
Dans ma ville, j’étais heureuse ! C’était une ville gaie, vivante, tout le monde était heureux, l’envie de rire et de chanter nous prenait pour un oui, ou pour un non. Il est vrai que le sang espagnol coulait dans les veines de la population oranaise.
A Pâques, la tradition voulait que tous les Oranais partent dans la nature fêter ce jour et manger le gâteau pascal « la Mouna ». Ce gâteau, une espèce de brioche plus compacte, était fait uniquement pour les fêtes de Pâques ; le reste de l’année, il disparaissait de la circulation.
Autre tradition, le jour de l’Ascension : c’était un pèlerinage jusqu’au sommet de la montagne de Santa Cruz. Une chapelle y est construite. Pour les croyants, c’est cette statue qui fit partir l’épidémie de choléra dans la mer et c’est pourquoi, tous les ans, il se faisait un pèlerinage ; certaines personnes montaient même un peu à genoux ; pour les enfants, c’était un jour de fête pour courir et s ‘amuser.
Dans mon pays, nous ne connaissions pas l’hiver, il ne faisait que passer, en s’excusant presque de nous déranger…Par contre, l’été, lui durait toute l’année. Parfois le « Sirocco » venait nous rendre une petite visite : ce vent chaud arrivait du désert, traînant derrière lui ses grains de sable qui nous picotaient le yeux et nous cinglaient les jambes ; on en riait. Un orage arrivait ensuite emportant le Sirocco et son sable avec lui.
De l’ombre pour se mettre à l’abri du soleil, il y en avait, pas sous un chêne, ni un saule pleureur, mais sous un palmier, sous un olivier. Les mimosas et les genêts embaumaient la nature de leur parfum. Les plages d’étendaient à perte de vue, ce n’étaient pas des plages mais une plage à l’infini inondée de soleil et de bleu.
Le soir, nous vivions à l’heure espagnole, on se couchait très tard. Nous passions nos soirées assises sur le pas de la porte ou sur le trottoir, on prenait le frais, les aînés racontaient des histoires, les enfants jouaient, et le temps s’écoulait heureux.
Puis survient la guerre, cette guerre d’Algérie emportant avec elle : joies, rires et jours heureux.
Ma ville, je l’ai quittée avec des larmes plein les yeux. Ce jour là, le bateau lui tournait le dos. Je la voyais disparaître derrière un voile. Il me restait que l’azur du ciel et de la mer. Je sais que je ne la verrai jamais, parfois lorsque je me promène dans les rues de Paris, sous un ciel gris et triste à en pleurer, et que soudain j’entends un accent chantant venu de l’autre côté de la mer, tout s’illumine ! Je ferme un instant les yeux et je me dis : « ça sent mon pays ». Il y a comme une petite pointe d’ail et d’arômes sauvages, des souvenirs envahissent ma tête, les souvenirs des jours heureux, alors je me secoue, je reprends conscience et je me retrouve dans les rues de Paris où la vie continue, une vie de routine, monotone, sans éclats de rire, sans rien.
Parfois, j’entrouvre une petite lucarne dans le fond de mon cœur et j’aperçois, au loin, un panorama tout ensoleillé, tout bleu.
ORAN, ma ville !
Yvonne Rosa, épouse Dourdainne












Yvonne 3éme en partant de la gauche
Yvonne au milieu
Yvonne et sa meilleure amie Josiane, c'étaient les Stars de notre quartier, nous n’avions pas besoin d’aller à Hollywood où aller a tomar el viento ailleurs pour voir de belles Créatures !
Yvonne debout et la 1ère en partant de la droite
Plage de Damesme à côté du Village d'Arzew
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Oran, mi ciudad
Soñé de escribir a menudo un libro sobre mi ciudad natal, sobre todo hoy cuando millares de kilómetros nos separan y, más todavía, cuando la nostalgia de los días felices me tomo.
¡ Escribir un libro, cual pretensión! Yo que sé exactamente expresarme de modo comprensible.
No frecuenté mucho la escuela, la veía más del exterior que del interior.
Ante todo, debí aprender a hablar francés y luego me enteré lo que pude. En suma, soy una autodidacta.
Es en ORAN dónde nací, en esta ciudad de África del Norte, esto hará pronto setenta y dos años. Nacida de parientes(padres) pies negros, de cepa española, y benjamine de seis niños, viví allí veintiseis años. Esto aparece mucho y, sin embargo, es tan poco.
¿ Mi ciudad …, cómo le describírsela?
Imaginemos que se atraca(se acerca) en el puerto de ORAN, primero somos cegados(tapados) por un sol brillante. Luego poco a poco, nos hacemos a esta claridad, abrimos los ojos muy despacio y percibimos una ciudad totalmente atropellada(aplastada) por azul, el cielo y el mar se confunden en un azul uniforme y mi ciudad está allí, delante de nosotros, mostrada(extendida) al pie del macizo montañoso de Murdjajdo, Oranais lo llaman la montaña de la Santa Cruz.
Mi ciudad empujó un poco en todos los sentidos, a merced de la fantasía de cada uno. Sus casas, de estilo hispano árabe, nos hacen soñar con flamenco, su balcón de hierro forjado y su patio nos invitan a la ociosidad, a la habladuría también.
Oran, es un poco la Torre de Babel, hablamos allí varias lenguas: francés, español, árabe, italiano, y esta mezcla hizo una habla regional pies negros que se llama " el pataouète ", lo que, en definitiva, hace que no se sabe hablar ninguno de estas lenguas correctamente.
¡ En mi ciudad, era feliz! Era una ciudad alegre y viva, todo el mundo era feliz, la envidia(ganas) de reírse y de cantar nos tomaba por uno sí, o por uno no. Es verdad que la sangre española fluía por las venas de la población oranaise.
A Pascua, la tradición quería que todo el Oranais salieran en la naturaleza a celebrar este día y a comer el pastel pascual " Mouna ". Este pastel, una especie de bollo de leche más compacto, únicamente fue hecho para las fiestas de Pascua; el resto del año, desaparecía de la circulación.
Otra tradición, el día de la Ascensión: era una peregrinación hasta la cumbre de la montaña de la Santa Cruz. Una capilla es construida allí. Para los creyentes, es la estatua que hizo irse la epidemia de cólera al mar y es por eso que, cada año, sucedía una peregrinación; ciertas personas hasta montaban poco a rodillas; para los niños, era un día de fiesta para correr y ' divertir.
En mi país, no conocíamos el invierno, sólo pasaba, casi excusándose por molestarnos … En cambio, el verano, él duraba cada año. A veces el "Siroco" venía devolvernos una pequeña visita: este viento caliente llegaba del desierto, arrastrando detrás de(detrás) él sus granos de arena que nos picaban ojos y nos cimbraban las piernas; nos reíamos de allí. Una tormenta llegaba luego la que se llevaba el Siroco y su arena con él.
De la sombra para ponerse a cubierto de el sol, había, no bajo un roble, ni un sauce llorón, pero bajo una palmera, bajo un olivo. Las mimosas y las retamas embalsamaban la naturaleza de su perfume. Las playas de extendían hasta perderse de vista, no eran playas sino una playa al infinito inundada de sol y de azul.
Por la tarde, vivíamos a la hora española, nos acostábamos muy tarde. Pasábamos nuestras tardes sentadas(fundadas) en el paso de la puerta o en la acera, tomábamos el gasto, los hijos mayores contaban de historias, los niños Jugaban, y el tiempo fluía(desaparecía) feliz.
Luego sobreviene la guerra, esta guerra de Argelia que se lleva con ella: alegrías, risas y días felices.
Mi ciudad, lo(la) dejé con lágrimas llena los ojos. Este día allí, el barco le daba la espalda. La veía desaparecer detrás de un velo. Me quedaba que el azul del cielo y del mar. ¡ Sé que jamás la veré, a veces cuando me paseo en las calles de París, bajo un cielo gris y triste que hay que llorar de eso, y cuando de repente oigo(entiendo) un acento cantante(melodioso) venido al otro lado del mar, todo se ilumina! Yo Cierro un instante los ojos y me digo: " esto siente mi país ". Tiene allí por una pequeña punta(aguja) de ajo y de aromas salvajes, memorias invaden mi cabeza, las memorias de los días felices, entonces me sacudo, repito conciencia y me encuentro en las calles de París dónde la vida continúa, una vida de rutina, monótona, sin pedazos de risa, sin nada.
A veces, entreabro un pequeño tragaluz en el fondo de mi corazón y percibo, a lo lejos, un panorama totalmente soleado, muy azul.
¡ ORAN, mi ciudad!
Yvonne Rosa, esposa Dourdainne

Page traduite en Espagnol, en Italien et Anglais





Oran, la mia città,
Ho sognato spesso di scrivere un libro sulla mia città natale, soprattutto oggi dove delle migliaia di chilometri ci dividono e, più ancora, quando la nostalgia dei giorni felici mi prendo.
Scrivere un libro, quale pretesa! Io che so esattamente esprimermi in modo comprensibile.
Non ho molto frequentati la scuola, la vedevo più l'esterno che l'interno.
Innanzitutto, mi ha occorso imparare a parlare il francese e poi ho appreso ciò che ho potuto. Tutto sommato, sono un autodidatta.
È ad ORAN che sono nata, in questa città dell'Africa settentrionale, ciò farà presto vent' dodici anni. Uscita dei genitori piedi neri, di ceppo spagnolo, ed il benjamine di sei bambini, ho vissuto vent' sei anni. Ciò sembra molto e, questo è tuttavia, così poco.
La mia città Immaginiamo che si accosta nel porto di ORAN, di accesso si è accecato da un sole splendente. Poi poco a poco, si abitua a questa chiarezza, si apre dolcemente gli occhi tutto e si vede una città tutto schiacciata di blu, il cielo ed il mare si confondono in un blu uniforme e la mia città è là, davanti a noi, stesi al piede del massiccio montagnoso del Murdjajdo, gli Oranais lo chiamano la montagna di Santa Cruz.
La mia città ha spinto un poco in tutti i sensi, al gradimento della fantasia di ciascuno. Le sue case, di stile ispano arabo, ci fanno sognare al flamenco, il loro balcone in ferro battuto ed il loro patio c'invitano al farniente, alla chiacchiera anche.Oran, è un poco la Torre di Babele, si parla parecchie lingue: il francese, lo spagnolo, l'arabo, l'italiano, e questa mescolanza hanno fatto un patois piedi neri che si chiama " il pataouète", questo che, in definitiva, fa che non si sa parlare correttamente nessuna di queste lingue.
Nella mia città, ero felice! Era una città allegra, vivente, tutti erano felici, l'invidia di ridere e di cantare ci prendeva sì per un, o per un no. È vero che il sangue spagnolo colava nelle vene del popolazione oranaise.
A Pasqua, la tradizione voleva che tutti gli Oranais partano nella natura festeggiare questo giorno e mangiare il dolce pasquale " il Mouna." Questo dolce, una specie di brioche più compatta, era fatto unicamente per le feste di Pasqua; il resto dell'anno, spariva della circolazione.
Altra tradizione, il giorno dell'ascensione: era un pellegrinaggio fino al cima della montagna di Santa Cruz. Una cappella è costruita. Per i credenti, è questa statua che fece partire l'epidemia da colera nel mare e questo è perché, ogni anno, si faceva un pellegrinaggio; certe persone montavano anche in ginocchio un poco; per i bambini, era un giorno di festa per correre e s 'divertire.
Nel mio paese, non conoscevamo l'inverno, faceva passare solamente, scusandosi quasi di disturbarci, Talvolta egli " Scirocco" veniva a renderci una piccola visita: questo vento caldo arrivava del deserto, strascicato dietro lui i suoi grani di sabbia che ci pungevano gli occhi e ci sferzavano le gambe; si in riait. Un temporale arrivava portando poi lo Scirocco e la sua sabbia con lui.
Dell'ombra per mettersi al riparo dal sole, ce ne era, non sotto una quercia, né un salice piangente, ma sotto una palma, sotto un olivo. Le mimose e le ginestre imbalsamavano la natura del loro profumo. Le spiagge di stendevano a perdita di occhio, non erano delle spiagge ma una spiaggia all'infinito inondato di sole e di blu.
La sera, vivevamo all'ora spagnola, si coricava molto tardi. Trascorrevamo sulla soglia le nostre serate sedute o sul marciapiede, si prendeva la spesa, i maggiori raccontavano delle storie, i bambini, giocavano, ed il tempo trascorreva felice.
Sopraggiunge la guerra poi, questa guerra di Algeria che porta con lei: gioie, risa e giorni felici.
La mia città, l'ho lasciata col lacrime pieno gli occhi. Questo giorno, la barca gli girava la schiena. La vedevo sparire dietro un velo. Mi restava che l'azzurro del cielo e del mare. So che non la vedrò mai, talvolta quando passeggio nelle vie di Parigi, sotto un cielo grigio e triste a piangere ne, e che improvviso sento dall'altro lato un accento cantabile venuto del mare, tutto si illumina! Io fattoria un istante gli occhi ed io si dicono: " ciò odora di paese." C'è come una piccola punta di aglio e di aromi selvaggi, dei ricordi invadono la mia testa, i ricordi dei giorni felici, allora mi scuoto, riprendo coscienza e mi ritrovo nelle vie di Parigi dove la vita continua, una vita di routine, monotono, senza scoppi di ridere, senza niente.
Talvolta, socchiudo un piccolo abbaino nel fondo del mio c tutto soleggiato, tutto blu.
ORAN, la mia città!
Yvonne Rosa, sposa Dourdainne,
Oran, my city
I often dreamed to write a book on my home town, especially today when thousands of kilometers separate us and, more still, when the nostalgia for happy days take me.
Write a book, what a claim! I who know how to express myself hardly in a understandable way.
I did not frequent the school a lot, I saw her(it) more from the outside than from the inside.
Above all, it was necessary me to learn to speak French and then I learnt what I was able to. As a matter of fact, I am a self-taught.
It is in ORAN where I was born, in this city of North Africa, it will make soon seventy two years. Stemming from pied-noir relatives (parents), from Spanish origin (stump), and the youngest child(junior) of six children, I lived there twenty six years. It appears a lot and, nevertheless, it is so little.
My city …, how to describe her (it) to you? Let us imagine that we tie up (accost) in the port of ORAN, at first we are blinded (filled) by a brilliant sun. Then little by little, we are made in this clarity (brightness), we open eyes quite slowly and we perceive a city quite crushed by blue, the sky and the sea become confused in a uniform blue and my city is there, in front of us, spread (displayed) at feet of the mountain massif of Murdjajdo, Oranais calls it the mountain of Santa Cruz.
My city pushed little everywhere, according to the whim of each. His (her,its) houses, of Arabic Spanish style, make us dream about the flamenco, their forged iron balcony and their patio invite us in the idleness, in the gossip also.
Oran, it is a little the Tower of Babel, we speak about several languages (tongues) there: French, Spanish, Arabic, Italian, and this mixture made a dialect Pieds-Noirs whom we call " the pataouète ", what, after all, made that we know how to speak about none of these languages(tongues) correctly.
In my city, I was happy! It was a cheerful, alive city, everybody was happy, the envy(urge) for laughter and to sing took us for one yes, or for one not. It is true that the Spanish blood flowed(sank) into the veins of the from Oran population.
In Easter, the tradition wanted that all Oranais leaves in the nature to celebrate this day and to eat the Easter cake " Mouna ". This cake, a sort (species) of more compact brioche, was only made for the parties (holidays) of Easter; the rest of the year, he(it) disappeared from the traffic(circulation).
Other tradition, the day of the Ascension Day: it was a pilgrimage up to the summit of the mountain of Santa Cruz. A chapel is built there. For the believers, it is this statue which made leave the epidemic of cholera in the sea and that is why, every year, happened a pilgrimage; certain persons went(took) up even little to knees; for the children, it was a feast day to run(roam) and ' to amuse. In my country, we did not know the winter, it was only crossing(spending), by apologizing almost for disturbing us … On the other hand, the summer, lasted him(her) all year long. Sometimes the "Sirocco" came to make us a small visit: this warm wind arrived of the desert, dragging behind him its grains of sand which prickled us eyes and lashed us legs; we laughed at it. A thunderstorm arrived then taking the Sirocco and its sand with him.
Of the shade(shadow) to put itself shielded from the sun, there was, not neither under an oak, nor a weeping willow, but under a palm tree, under an olive tree. Mimosas and brooms embalmed the nature of their flavor(perfume). The beaches(ranges) of spread(widened) as far as the eye can see, they were not beaches(ranges) but beach(range) in the infinity flooded with sun and with blue.
The evening, we lived at the hour Spanish time, we lay down(went to bed) very late. We crossed(spent) our evenings sat(based) in the doorway or on the pavement, we took the cool, the elder sons(brothers) told stories(trouble), the children played, and the time(weather) passed by happy.
Then arises the war, this Algerian War taking with her: enjoyments, laughter and happy days.
My city, I left her(it) with tears height eyes. This day there, the boat turned(shot) him(her) the back. I saw her(it) disappearing behind a veil. It remained to me that the azure of the sky and the sea. I know that I shall never see her(it), sometimes when I walk in the streets of Paris, under a sky grey and sad to cry for it, and when suddenly I hear(understand) a melodious accent come on the other side of the sea, everything is illuminated! I close one moment eyes and I say myself: " that feels(smells) my country ". There is for a small touch of garlic and wild aromas, memories(souvenirs) invade my head, the memories(souvenirs) of happy days, then I shake myself, I resume(take back) consciousness and I meet in the streets of Paris where the life continues, a life of routine, monotonous, without roars of laughter, without anything.
Sometimes, I half-open a small attic window at the bottom(in fact) of my heart and I perceive, far off, a quite brightened up, quite blue panorama.
ORAN, my city!
Yvonne Rosa, wife Dourdainne
