Entraînement et détente dans la ferme de son ami Maurice Rouff
 
 
 
Né le 22 juillet 1916 à Sidi-Bel-Abbès

En 1922, sa famille s'installe à Casablanca (Maroc) et le jeune Marcel commence la boxe à l'âge de 8 ans. À 18 ans, il dispute son premier combat professionnel à Meknès.
Marcel CERDAN, un Grand Homme et un Grand Sportif de tous les temps!
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Chargé de la mélancolie des kilomètres parcourus, le «Marseille-Paris» traverse la grande banlieue parisienne en ce jeudi du 24 septembre 1942. Marcel Cerdan regarde son bracelet-montre… 8 h 30… Dans l’heure il sera à Paris, ce Paris qu’il a quitté en juillet. Lucien Roupp, son manager, se retrouve dans le couloir bondé de voyageurs aux traits tirés par la fatigue d’une nuit passée assis sur une valise. Il a prévu pour son poulain une rencontre avec l’Espagnol José Ferrer pour le titre européen des poids welters, rencontre fixée au samedi 26 septembre et qui doit avoir lieu au Palais des Sports de Paris, c’est-à-dire en fait au Vel’ d’Hiv’ de la rue Nélaton.

Lucien croit profondément en l’avenir de Cerdan ; il sait que les sportifs français voient en lui par la chaîne de Criqui, Routis, Pladner, Young Perez et Marcel Thil le successeur de Carpentier. Mais Marcel ne rappelle en rien le « Grand Georges » sauf par l’initiale de son nom, ce qui est peu de chose, et par sa classe déjà de valeur mondiale, ce qui est énorme.
En mars 1937 à Rabat, il bat aux points le rapide Omar Kouidri. Il renouvelle son exploit un moi plus tard à Alger.

Ce double succès sur Kouidri, considéré comme le meilleur welter français, fait écho à Paris où l’on commente dans les rubriques sportives l’ascension irrésistible de ce nouvel espoir. En septembre 1937, le promoteur Jeff Dickson fait venir dans la capitale celui qu’on appelle maintenant le « bombardier marocain ».
Le 7 octobre, à la salle Wagram, il enlève son premier succès parisien face au Calaisien Jampton qui tombera au champ d’honneur en 1940. 

Le 21 février 1938, il bat Kouidri pour la troisième fois et devient champion de France. Il est champion d’Europe le 3 juin 1939 en triomphant, aux points, à Milan, du virtuose italien Turiello. On songe à une rencontre Armstrong-Cerdan Un événement aux dimensions mondiales. Juillet… août… les nuages s’amoncellent sur les hommes… septembre… la guerre ! Mobilisé à « Casa » dans la marine, Marcel est rendu à la vie civile après l’effondrement français de juin 1940.

N’ayant pu rencontrer dans les délais fixés par l’I.B.U. son challenger, l’Allemand Gustav Eder, il est déchu de son titre. Il remporte une suite de succès en Afrique du Nord,  à Marseille, Vichy et Nice avant d’effectuer sa rentrée à Paris en avril : le 18, il foudroie Gustave Humery en 22 secondes.

A peine arrivés, un émissaire du Palais des Sports vient leur annoncer que la match est reporté au mercredi 30 septembre. Ferrer avance même, en insistant quelque peu, la date du 3 octobre. Mais il faut compter avec l’expiration des délais de l’Association pugilistique professionnelle européenne. Heureusement, François Piétri, ambassadeur de France à Madrid, intervient et parvient à convaincre le boxeur espagnol.

A Paris, les sportifs ne parlent que de ce match. La réunion commence à 19 heures. Le grand combat doit avoir lieu à 20 h 15. Le prix des places s’échelonne de 20 F pour les gradins jusqu’à 100, 200 et 1 000 francs pour les places de ring en passant par 40 francs pour les virages. Le juge espagnol est M. Garcia, le Français M. Pujol, le troisième juge arbitre, un Belge, M. Borée. A la pesée, le matin, Ferrer a accusé 65,900 kg et Cerdan 66,600 : pour atteindre la limite, il n’a pas dîné la veille ni même dégusté - si on peut dire ! - son ersatz de café.

Cerdan en uniforme de marin.Mobilisé en 1939,
il s'engagera en 1942, à Alger pour combattre les Allemands.
Marcel Cerdan devient célèbre en battant Viez
(en haut à gauche et à droite).
Il foudroiera ensuite Ferrer en 1 mn 24 secondes.
Il ne lui a fallu que 22 secondes pour mettre Humery K.O.(ci-dessus).
 
Entraînement et détente dans la ferme de son ami Maurice Rouff
 


Le Vel’ d’Hiv’ est plein à craquer et record français de recette « écrasé » : 1 420 000 francs contre 920 410 en novembre 1929 pour la rencontre « Milou » Pladner-Frankie Genaro. Marcel Cerdan, comme toujours au moment d’un match, est livide, Lucien Roupp fébrile. D’entrée de jeu, Ferrer commet une imprudence de novice : il s’avance, garde basse, vers le dynamique Cerdan, terriblement concentré, prêt à exploser. Le spectacle sera bref mais prodigieux : un foudroyant crochet du droit à la sixième seconde envoie Ferrer au tapis.
Ce dernier commet alors une faute plus lourde encore en ne restant pas au tapis-pour récupérer durant quelques secondes, malgré les signe désespéré de son manager, Bob Roberts.

il se relève à demi inconscient. Cerdan. Le masque blême, lui décoche à la dixième seconde un croche au menton et Ferrer retourne au sol pour - quel suicide ! - se relever immédiatement. Le boxeur ibérique est désemparé. A la quarantième seconde, il subit son troisième knock-down mais se relève à la 49e seconde. A la minute juste. il place un gauche pas très appuyé. La réplique de Cerdan est fulgurante: un nouveau crochet et Ferrer tombe sur le sol; il se relève à la 67e seconde. Cerdan accélère son rythme et frape avec précision cet adversaire désuni, à sa merci. I' 20", dernier crochet de Cerdan. I'Espaqlol subit son 5c knock-down, I' 24". Ferrer s’est encore relevé... I' 25" , son manager jette la serviette en signe d'abandon. Dans la salle, c'est du délire... Pour les "amateurs" de la "Propaqanda Staffel" c'est une invitation officielle déjà au frais... une tournée européenne pour le champion français.
Devant cette offre. notre Boxeur déclare forfait.
- Lucien, crie-t-il, je pars tout de suite.
- Moi aussi, s'exclame le manager
Le lendemain matin tous deux prennent le premier train pour Marseille et de là gagnent ll’Algérie où le champion européen des "poids welters sera remobilisé dans la marine. il ne remontera sur un ring qu'en août 1943 et ne reverra Paris qu'en mars 1945...

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Page créée par Marie-Thérèse Carrérès
Je suis fier aujourd'hui d'avoir mis cette page en hommage à Marcel CERDAN , grâce à mon amie Marie Thérèse CARRERES qui a eu la gentillesse de m'autoriser à la mettre sur mon Site.
Mon prénom je le dois à lui, je suis né en 1947 et Marcel  CERDAN était déjà un Grand Champion, mes parents m'ont prénommé Marcel parce qu'il  était fans de lui et mon père aimait la boxe, le cyclisme et football
Malgré son surnom "Le Bombardier Marocain", il était bien de chez nous, un vrai Oranien de Sidi-Bel-Abbès

Marcel FERRERES
 
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Site de Marie Thérèse CARRERES
Marcel Cerdan au milieu le 1er sur la gauche Émile Ferrando un cousin germain
de Madame Cécile Serra maman de Sydney photo prise a Casablanca