Ma Grand-mère Angèle VIETTI
épouse FERRERES
née en 1885 à Oran.
Mon Grand-père Jean-Raymond FERRERES né en 1880
à Carcassonne (Aude)
LA FORET DES PLANTEURS
De g à d, mes oncles et tantes Thomas FERRERES (facteur) sa femme Elvira, Louis FERRERES (Employé CFA) et sa femme Dolorès, Antonia FERRERES et son mari Jean SANTISTEBAN (peintre en bâtiment) Thomas FERRERES (fonctionnaire) mon Grand-père Jean-Raymond FERRERES (retraité duPLM) et assis Jean FERRERES (Policier)
Il ne manquait que mes parents ce jour là, c'était sûrement la fête de Pâques et ils ont du mettre dans la cabassette en plus de la nourriture, l'anisette de la mouna.
LA FORET DES PLANTEURS
n° Tonton Luis FERRERES, n° Tata Elvira, n°3 Tonton Thomas, n° 4 Tata Dolores, n°5 Tonton Jean SANTISTEBAN, n° 6 Tata Antoinette, n° 7 cousine Angèle où Eliane.
n°1 Tonton Jean SANTISTEBAN, n° 2 sa femme Antoinette, n° 3 Tata Elvira FERRERES-RUIZ, n° 4 ? , n° 5 cousine Angèle FERRERES, n° 6 ? , n° 7 Tonton Thomas FERRERES , n° 8 Tata Joséphine (fina) , n° 9 cousine Marie-Louise ALONSO, n° 10 cousin Jean-Louis SANTISTEBAN, n° 11 cousine Francine, n° 12 cousine Angèle, n°13 Tonton Thomas.
Sur la terrasse du Patio des amanderos au n° 9 de la rue Sidi-Snoussi,
n° 1 Cousin Thomas le facteur - n°4 Tonton Jean dit Jeanot le Policier -
n°5 Tonton Thomas - n° 6 Cousin Marcel chauffeur aux T.O
Tous des FERRERES
n° 1 Tonton Jean - n° 2 Tonton Thomas - n° 3 Cousin Marcel
n° 4 Raymond mon père - n° 5 Cousin Thomas - n° 6 Tonton Luis
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Marcel n°3 et Thomas n° 5
étaient les fils de Thomas FERRERES
Mort pour la France
le 25.09.1915
à Saint-Hilaire le Grand (Marne)
Sur la terrasse du Patio des amanderos au n° 9 de la rue Sidi-Snoussi, n° 1 Le petit Cousin Serge (fils de la cousine Angèle FERRERES)
n°2 Cousin Jeanicot - n° 3 Cousin Jean-Louis - n° 4 ?
n° 5 Cousine Francine et au n° 6 Tata Dolores FERRERES
Tonton Luis FERRERES
Louis-Pierre FERRERES
Frère de mon Grand-père
né en 1897 à Oran
Famille FERRERES
n° 1 Eliane, n° 2 Jean-Louis, n° 3 Tonton Luis
n° 4 Tata Dolorès et n° 5 Eliane
Tonton Thomas FERRERES à droite chez les Scouts Oranais
Lunes Hérault vers 1930
Petite fille avec le cerceau ? 2ème Carmen PODEROSO
2ème rang Joséphine Aglora VIETTI-PODEROSO,
Marie-Angèle FERRERES-ALONSO soeur de mon père et son mari Louis ALONSO,
assis Octavio PODEROSO époux de Joséphine Aglora
et mon père Raymond FERRERES
Lunes Hérault vers 1930
mon père Raymond FERRERES
Famille FERRERES lors du Baptême du petit Jean, n° 1 Thomas - n° 2 Jean - n° Louis - n° 4 Marie-Louise - n° 5 Angèle VIETTI -FERRERES - n° 6 Raymond mon père.
Parruquia de l'Asuncion de Chert (Castellon) C'est là que mes Ancêtres FERRERES - VILAGRASA - PLA - MONFORT - MIRO -
BEL - MESAGUER - DOMENECH -SANZ -BAYARRI
ont été Bâptisés, Mariés et c'est là aussi quils ont reçu la messe des Défunts
Chert (Castellon) L'entrée du cimetière où reposent mes Ancêtres
J’ai retrouvé mes racines Espagnoles grâce à mes amis Serge et Vicente DOMENECH
Un grand merci aux deux frères ont fait un travail de Bénédictin, photographiant un par un les actes sur 2 siècles environ, ils ont eu la gentillesse de me remettre les CD de leur travail.
Vicente est venu en France avec ses parents dans les années 50, il devait avoir 5 ou 6 ans, il a fait une brillante carrière Militaire (Colonel) puis à sa retraite il est reparti vers ses racines à Chert, je pense qu’il a fait un bon choix, je eu l’occasion d’aller chez lui, il est cool et près de la nature.
Son petit frère Serge est né en France, il a fait aussi une brillante carrière dans la Gendarmerie Nationale (Brigadier Chef) Il est parti vivre dans la montagne Alpine. C’était à mon tour de participer à ce travail de mémoire concernant nos ancêtres J’ai retranscrit manuellement pour gagner du temps tous ces actes sur des feuilles blanches, puis j’ai créé des tableaux sur Microsoft Excel, j’ai entré tous les éléments à la lettre et la virgule près, Noms, Prénoms, date et lieu de naissance, Noms et prénoms des parents ainsi que des Grands-parents Paternels et Maternels, cela nous faisons remonter sur trois générations d’un coup, c’était une habitude en Espagne de transcrire toutes ces données.
J’ai fait plusieurs catégories de triages dans mes tableaux, on peut faire les recherches par dates, par nom et prénoms, Père, Mère, Grand-père et Grand-mère Paternel et Maternel.
(Je me permets d’ouvrir une parenthèse, je vous prie de m’excuser d’ouvrir une blessure que nous avons tous en nous, Ce travail de mémoire familiale qui a déclenché en moi cette passion pour la généalogie et j’ai pu savoir en fin qui j’étais, d’où je venais et où était la source du sang qui coulait dans mes veines.
En 1962 Lorsque j’étais adolescent (et même de temps à autre de nos jours), dès mon arrivée en France, certaines personnes de mon entourage professionnel ou voisinage me traitaient avec mépris, que je n’étais pas un Français à part entière mais entièrement à part et pleins d(autres choses que je n'ose écrire.
j’étais souvent blessé et meurtri par tant d’injures et de méchanceté, Je me défendais avec véhémence contre ses gens mal informés et qui avaient subi un lavage et un formatage de leur cerveau par des gens bien placés et de tout horizon de la sphère politique.
Français depuis trois générations, c’était trop dur à vivre, j’ai des milliers d’anecdotes à raconter, je ne vais pas faire une liste exhaustive cela serait trop long et épuisant à écrire.)
Saga FERRERES
Pour la famille FERRERES tout débute à ma connaissance, un 20 juillet 1840 à Chert ou Xert dans la Province de Castellon entre Tarragona et Valencia à 30 Km de Peñiscola et de la même distance de Vinaros,
Ce jour là c’était la naissance et dans la même foulée le Baptême de mon Bisaïeul Ramon FERRERES en l’église de notre Dame de l’ASUNCIO.A cette époque on baptisait souvent les enfants le jour même de leur naissance par peur qu’ils meurent sans avoir reçu le baptême sacré de notre religion Catholique. ;
C’est vrai qu’à cette époque la mortalité enfantine était importante, souvent dans les fratries disparaissaient en bas âge les trois quart des progénitures.
Ramon FERRERES était le fils de Tomas qui était Cultivateur (Labrador) né à Chert fils de Jaime (Jacques) FERRERES et Ramona PLA originaire de Villabona village situé à 40 kilomètres environ de Chert.
Quant à la mère de Ramon FERRERES, elle s’appelait Juana VILAGRASA née à Chert, fille de Vicente et de Maria MONFORT (Bizarre c’est un nom que l’on retrouve souvent en basse Bretagne) Tous deux nés à Chert aussi.
J’ai un vide entre 20 juillet 1840 et le 4 juin 1864, puis un jour grâce au travail de mes amis Serge et Vicente, j’ai retrouvé le premier mariage de mon Bisaïeul Ramon FERRERES avec Rosa FOLCH LE 4 juin 1864 à Chert.
Puis plus de trace de Ramon, mais sachons depuis mon enfance que j’avais des racines Carcassonnaises, par Grand-père Paternel.
Par chance, un jour que j’étais de passage pour des raisons professionnelles à Carcassonne, j’entrepris de faire des recherches à la mairie de cette commune de l’Aude et là je pensais que tout allait se débloquer.
Je suis tombé sur un officier de l’état-Civil super sympa, il m’a remis tous les actes des FERRERES nés dans cette ville, Ramon né le 30 septembre 1878,
J ean-Raymond FERRERES mon Grand-père Paternel né 10 octobre 1880, Dolores née le 28 avril 1884 et son décès 10 juillet 1885 à 15 mois,
FERRERES Thomas est né le 17 décembre 1885, c’était le dernier de la fratrie à naitre en terre Métropolitaine.
Cela n’a pas été facile, sur tous les actes de naissance, de décès et sur les actes religieux, il n’était pas mentionné l’endroit de naissance de leur père ni de leur mère, et en plus le nom de ma Bisaïeule était complètement erroné, VORAU, BOUROU, BOURAOU Prudence au lieu de BORAU Prudencia.
J’ai mis tout ça en stand by en mettent tous ces actes sous le coude en attendant des jours meilleurs et de la disponibilité, c’était en 1975 période du plein emploi et des trente glorieuses, le travail et la famille étaient aussi une priorité.
Je savais bien qu’un jour ou l’autre pour moi ma devise « c’est attendre pour mieux trouver »
Donc, il m’ a fallu attendre 1998 pour me remettre dans mes recherches généalogiques, une grave opération du dos m’a obligé a arrêter ma vie professionnelle, ayant du temps de libre, j’ai pris mon bâton de pèlerin et j’ai embrigadé mes frères , Ramonico, Lulu et Raymond FERRERES le cousin germain de mon père, nous sommes partis en voiture vers un long périple en Espagne.
Première étape Chert, nous avons rencontré beaucoup de FERRERES, dont le Boucher, nous sommes allés à la Mairie, nous en sommes ressortis bredouilles, rien de rien, personne pour nous donner le moindre détail sur notre famille et surtout de Ramon FERRERES qui a du quitter ce lieu avant 1870.
Nous avons repris la route pour aller à Monzon dans la Province de Huesca (en Aragon Pyrénées Espagnols) par un chemin de chèvre car la nouvelle route à 3 voies financée par l’Europe était en cours de constructions, nous sommes passés par, Vallibona, Téruel, avant Zaragoza, nous avons pris la direction de Huesca. Nous avons plus de quatre pour arriver à Monzon.
Nous nous sommes empressés de trouver un hôtel, puis je suis allé tout seul faire mes recherches à l’église (Parroquia de Santa Maria Del Romeal)
J’ai reçu un accueil formidable, ils ont mis à ma disposition des les registres religieux qui pouvaient m’intéresser.
J’ai trouvé l’acte de naissance de mon arrière Grand-mère Prudencia BORAU née le 17 novembre 1856 côté Paternel elle était la fille de Ramon BORAU né le 26 décembre 1830 qui était le fils de Joaquin BORAU et de Maria-Antonia FUENTES,
Côté maternel de Prudencia BORAU sa maman était Manuela SAMITIER née le 26 décembre 1821elle était la fille de Antonio et de Juana Maria TORRES.
Pendant ce temps mes frères et le cousin de papa Raymond jouaient tranquillement à la pétanque sur un terrain vague qui se trouvait juste en face de l’Hôtel.
J’ai appris aussi que mon ancêtres Joaquin BORAU et Manuela SAMITIER se sont mariés aussi à Monzon le 4 octobre 1851.
J’ouvre à nouveau une parenthèse historique, ( le nom SAMITIER vient du mot soie, c’est un nom que l’on retrouve des deux côtés des Pyrénées, il faut se rappelait du fameux traité des Pyrénées le 7 novembre 1659)
Je laisse la lace aux historiens pour raconter cette épisode colonialiste de la part des rois de France. A cette époque, les Pieds-Noirs n’existaient pas !
Le 14 mai 1643 Louis XIII décède, et son successeur Louis XIV n'a que 5 ans. Une période de régence s'installe, suivi d'émeutes (la Fronde) Face à cette crise française interne Philippe IV en profite pour reconquérir les Albères, puis il s'étend. Peu à peu, Barcelone est visée. La capitale tombe en 1651, abandonnée par les français. Les escarmouches se poursuivent : Les français prennent la Seu d'Urgell, puis Puigcerda, alors que les espagnols gagnent le Conflent. Mais déjà les négociations ont commencé, les combats se calment un peu.
Le 9 mai 1659 un cessez-le-feu bilatéral est décrété, puis le 7 novembre 1659 eu lieu le traité des Pyrénées qui fixa la frontière entre les deux pays, mais de façon imprécise. D'ailleurs il restait à régler le problème de la Cerdagne, à cheval sur les deux pays.
Les catalans furent mis à l'écart de la négociation. Ils n'eurent connaissance du traité des Pyrénées que trois mois plus tard, en février 1660. Le 23 mars 1660 à Cérêt s'est tenue au couvent des capucins une conférence qui confirma le traité des Pyrénées et fixa la frontière de façon plus précise. La France eu le Roussillon, le Vallespir, le Conflent, le Capcir et la vallée du Carol, plus tous les villages qui jouxtaient le Conflent et le Capcir, soit 33 villages.
Mais il fallut attendre le 12 novembre 1660, à Llivia, pour que l'on fixe les noms des 33 villages. Considéré comme une ville, Llivia en fut exclue et c'est la raison pour laquelle elle est toujours espagnole de nos jours, enclavée dans la France. Cette enclave était desservie par deux routes, une au Nord vers la France
et une autre au Sud vers l'Espagne. Cette dernière était considérée comme espagnole, mais les conflits inévitables qui y avaient lieu étaient jugés par un tribunal spécialement conçu pour traiter de pareils.
Depuis 1662 une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne est reconnue entre les deux pays. Le roi de France décide alors d'imposer aux catalans du Nord le même régime qu'il impose à toute la population française)
A la fin de mes recherches aux archives de l’église, j’ai rejoint les miens qui jouaient toujours aux boules, ils ne leur manquaient que l’anisette et le kémia pour se croire au bled.
Nous sommes rentrés le lendemain sur Carnon dans l’Hérault, nous avons passé une nuit à l’Hôtel, Jean-Pierre LOPEZ Le beau-frère de mon frère Lulu est venu nous rejoindre et nous avons mangé ensemble dans un bon petit restaurant.
Le lendemain matin à la première heure du soleil levant, nous pris la route pour Marseille, nous étions riches de tous les éléments que nous avons pu recueillir et des bons moments de rigolades que nous avons eu ensemble, il ne manquait plus que Louis LOPEZ pour faire le remake du patio d’angustia !
Arrivé à Marseille dès le lendemain j’ai fait la synthèse de tous les éléments que j’avais en mains, Mon arrière grand-père et de son épouse BORAU Prudencia réfugiés Espagnols de la guerre des Carlistes qui a commencé en 1870.
Mon Bisaïeul Ramon FERRERES, c’est retrouvé veuf de son premier mariage, d’après les témoignages de la famille, il a fait une carrière militaire il était capitaine dans l'armée Royaliste., dans une partie au Maroc Espagnol (La Bandera) Suite aux événements qui secouaient l’Espagne dans les années 1870, dans quel camp Ramon était-il ? D’ après certains il aurait été dans le camp des Carlistes fidèles au Roi d’Espagne. Est-il en danger de mort pour avoir quitté subitement en plein hiver son pays natal dans des conditions très difficiles, traversée des Pyrénées avec la neige jusqu’aux genoux avec sa nouvelle épouse Prudencia BORAU qui était à dos d’âne et enceinte de leur premier enfant ? Ils auraient perdu certains objets de valeur en route dont une belle ménagère en Argent.
A ce jour je ne sais pas encore s’ils ont été aidés dans leur pénible voyage, s’il y avait des réseaux d’aides aux réfugiés à cette époque et je ne sais comment ils ont fait pour rejoindre la belle cité de Carcassonne, Pour faire vivre sa famille Ramon travaillait comme terrassier. Je perds la trace de ma famille juste après la naissance de Thomas en 1885.
Un autre élément que j’ai retrouvé dans la commune de Lavalette dans l’Aude, mon Trisaïeul Ramon BORAU époux de Manuel SAMITIER décède le 19 juillet 1882 à l’âge de 55 ans .
En 1998 lors de mes recherches généalogiques aux archives de l'outre-Mer à Aix-en-Provence, j'ai retrouvé la trace de ma famille Hispano-Carcassonnaise à Ain -Temouchent en Oranie,
Pourquoi avoir choisi ce pays ? je pense comme pour mes ancêtres Italiens « Famille VIETT I »que les autorités Françaises lui ont forcé la main pour qu’il aille s’installer à Oran, la France ayant du mal a recruter des citoyens Français pour aller participer à la mise en place d’ infrastructures qui n’existaient dans ce nouveau département Français, a voir les hôpitaux, les dispensaires de campagnes, les chemins de fer, l’administration centralisée, les préfectures, les mairies, les écoles étc..
Naissance du 5 ème enfant de Ramon FERRERES, Manuela née le 23 mars 1888 et décédée le 22 avril 1888 à 1 mois.
Ramon était cultivateur dans ce nouveau pays où la France lui avait demandé de tenter sa chance, mais malheureusement les épidémies de choléra et de typhoïde ont eu raison de lui. Après le décès de sa fille Manuela et de sa belle-Mère Manuela SAMITIER le 18 octobre 1889 à l'hôpital d'Aïn-Témoûchent à l'âge de 68 ans. Le destin s’acharnait sur lui c’était la deuxième fille qui décédait, découragé devant tous les risques sur la santé qu’il y avait dans cette région à époque, il quitte cette petite commune pour s’installer à Oran au faubourg d'Eckmülh où naissait son sixième enfant Dolorès-Jeanne le 29 novembre 1891 et qui mourut la veille de la fête de Noël le 24 décembre 1891 âgée de 25 jours.
Les pauvres, la troisième fille qui n’a pas vécu longtemps, ils n’ont pas eu la chance de voir grandir une fille dans leur fratrie. Sur sept enfants, il y a eu que quatre qui ont survécu aux aléas de la vie, une vie qui était dure et dangereuse pour les enfants en bas âge et parfois même pour les adultes.
Les gens pensent encore de nos jours que les gens qui vivaient en Algérie, que c’était pour eux le Club Med ou Punta Cana en république Dominicaine, sous le soleil entrain de siroter l’Anisette ou le Rhum avec un paquet de Pop Corn sur la tablette à côté du Rockincher avec des pauvres indigènes qui les rafraichissaient avec des éventails toute la journée.
Ramon FERRERES travaillait comme régisseur dans une ferme aux alentours d'Oran et le 24 janvier 1897 au village Delmonte maison Garcin naissait Louis-Pierre le septième et dernier enfant de la famille. Il apprit le métier de Plombier et ferblantier, il s’est marié le 5 mai 1915 à Oran avec Joséphine BLASCO, ils ont eu plusieurs enfants.
A la veille de la première guerre mondiale, Le 5 juin 1913 au n° 9 de la rue Sidi-Snoussi, son épouse Prudencia décède à l'âge de 56 ans.
Ramon travaillait durement pour élever Louis-Pierre, les autres garçons Ramon, Jean-Raymond et Thomas étaient Mariés et avaient des enfants.
Heureusement qu'elle n'était plus là, lors de la disparition de son fils Thomas "Mort pour la France" le 25 septembre 1915 dans la Marne
Mon Bisaïeul Ramon est décédé le 20 décembre 1922 à Oran au 9, rue Sidi-Snoussi à l'âge de 82 ans.
Ramon junior est parti vivre dans la région d'Aïn-Témoûchent, avec son épouse Isabelle RIPOLL et ses deux enfants Antoine né en 1906 à Oran et Julio né en 1908 à Oran, ils ont habité les trois Marabouts et à Laferrière.
Ramon Junior est mort le 16 mars 1937 à 8 heures à Laferrière, il avait 59 ans.
Jean-Raymond mon grand-Père, il travaillait au PLM (SNCF ou SNCFA) comme chauffeur de locomotive. Il a eu sept enfants nés à Oran de son union avec Angèle VIETTI née à Oran le 30 octobre 1885. Angèle Marie née en 1907, Raymond François (mon père) né en 1908, Jean Joseph né en 1911 et décédé en 1912 à 14 mois, Louis Ignace né en 1913, Thomas né en 1915, Jean né en 1920 et enfin Antoinette née en 1922.
Mamie Angèle, après le décès de sa fille Marie Angèle à 27 ans, a eu un gros chagrin , elle s’est laissée allé , elle avait du diabète et elle ne se soignait pas et un jour elle s’est blessé avec une arrête de poisson qu’elle préparait , elle a eu une grave infection et elle est morte le 12 janvier 1938 au 9, rue Sidi-Snoussi à l'âge de 53 ans,
Papi a vécu jusqu’ à la fin de sa vie au Patio des Amanderos dans la maison de son fils Thomas et de sa femme Tata Fina et leurs enfants, Francine et Jeanicot, il a vécu 19 ans avec eux , tous les jours ses enfants venaient le voir et ils buvaient ensemble une bonne Anisette.
Papi est décédé le 12 mai 1957 à 11 heures, au 9 rue Sidi-Snoussi, il avait 76 ans, je me rappelle encore et j’avais à peine 9 ans de cette tradition familiale, à la sortie du cimetière de Tamashouet, il y avait un bar en face, papa et trois frères sont allés boire une Anisette en la mémoire de Papi Jean-Raymond.
La seule image qui me revient souvent de lui, je le vois toujours assis sur sa chaise sur la terrasse au 1er étage du Patio des Amaderos, il avait toujours son chapeau style Borsalino de couleur gris avec un lisserait blanc, il parlait en roulant les R comme les gens du Sud-Ouest, d’ailleurs il était à Carcassonne.
Louis-Pierre le dernier de la fratrie, a vécu à Oran, puis quelques années à Marseille, puis retour à Oran, Il a aussi connu l'exode de 1962. Il était Artisan Plombier et ferblantier, il a eu beaucoup d'enfants
Il s'est éteint le 19 octobre 1988 à 1 heures en son domicile dans le XIV ème arrondissement de Marseille à l'âge de 91 ans


Eglise de Monzon (Huesca) de Gauche à droite mon frère Ramonico FERRERES, Marcel FERRERES et Raymond FERRERES Cousin de mon père